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Arts Plastiques

Le Pont du diable

Par CYRILLE BRET, publié le mardi 30 juin 2015 10:04 - Mis à jour le mardi 30 juin 2015 10:04

« Cet homme admirable et divin inventa une planche … dans laquelle il faisait certaine quantité de trous … pour tenir ses mannequins … ; les élévations des paysages, les pièces d'architecture, et les autres ornements avec de la cire molle … Il dressait une boîte … , selon la forme de sa planche … , laquelle boîte il bouchait bien de tous côtés, hormis celui par où il couvrait toute sa planche …, la posant de sorte que les extrémités de la boîte tombaient sur celles de la planche en entourant ainsi ... toute cette grande machine. … Il arrêtait l'endroit où son tableau devait recevoir son véritable jour ; et ainsi il ne manquait jamais de trouver la place la plus avantageuse pour faire des trous à sa boîte... Et enfin, il faisait une petite ouverture au devant de sa boîte, pour voir toute la face de son tableau … ; et il pratiquait cette ouverture si sagement, qu'elle ne causait aucun jour étranger, parce qu'il la fermait avec son œil, en regardant par là pour dessiner son tableau sur le papier... »

Antoine Le Blond de la Tour, extrait d'une lettre à propos de Nicolas Poussin, publiée en 1669, à Bordeaux.

Poussin Nicolas, La sainte famille à l'escalier, 1649, peinture à l'huile sur toile, 72x111cm,Cleveland museum of art.

       

 

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